vendredi 5 avril 2019

Mon avis sur la révision du PSMV

En mars 2019 un enquête publique pour la révision du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de Perpignan. Voici le texte que j’ai envoyé au commissaire enquêteur le 3 avril 2019.

Inversion des normes

Le PSMV vaut Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour le centre ancien de Perpignan. Il n’existe pas de documents d’urbanisme supérieur au PLU. Tout projet d’aménagement urbain doit être conforme au PLU et, le cas échéant, au PSMV.
Dans le cas de ce projet de révision il est clair que la motivation première est de permettre la réalisation du Nouveau Programme National de Rénovation Urbaine (NPNRU). Les élus en charge du NPNRU l’ont affirmé publiquement à plusieurs reprises depuis 2014.
Cela pose clairement la question de l’utilité de définir un cadre légal et réglementaire à l’urbanisme si les règles changent de manière à permettre n’importe quel projet.
Rappelons qu’aucun des projets en question n’est encore reconnu d’utilité publique.

Coût économique inconnu

Le projet de révision s’accompagne d’OAP qui pour la plupart prévoient de nombreuses démolitions, soit pour créer ou agrandir des places, soit pour créer des circulations.
Le coût économique de ces projets n’est nulle part évoqué.
En effet, de nombreuses parcelles vouées à la démolition appartiennent à des propriétaires privés et certaines sont actuellement habitées.
Il paraît peu probable à toutes personnes connaissant un peu les perpignanais que ces propriétaires et habitants acceptent ces projets sans aucune contrepartie, notamment financières.
De plus ce type d’aménagement est connu pour être coûteux.
Il faut rajouter le coût des fouilles archéologiques préventives. En effet avec une Histoire de près de 1 000 ans, le sous-sol est riche en vestiges.
On peut donc raisonnablement penser que le budget pour les projets portés par ces OAP s’élève à plusieurs millions, voire plusieurs dizaines de millions d’Euros.
Il n’est pas acceptable qu’aucune étude économique ou financière sérieuse n’accompagne ce projet de révision.

Incohérences

Les OAP prévoient la création ou l’agrandissement de places et des nouvelles circulations.
Le constat d’échec des places créées ces 20 dernières années ne semblent pas avoir été tiré.
Le cas de la place Henri Berton est symptomatique de ce manque d’analyse.
Cette place, qui a le mauvais goût d’être en pente, doit être agrandie, moyennant expulsions et démolitions, pour la dynamiser. Créer du vide pour remplir du vide semble particulièrement incohérent pour toute personne un peu sensée.

Alors que la mairie veut redynamiser la place Rigaud et la place République par la venue des étudiants de la faculté de Droit, les OAP prévoient la réalisation d’un parvis devant l’ancienne université et l’agrandissement de la place rue de la Côte Saint-Sauveur.
Ces deux places ont pour but de créer des espaces permettant aux étudiants de « comploter » (sic).
Si les étudiants investissent ces lieux, il est peu probable qu’ils occupent la place Rigaud et la place de la République.
Là aussi on baigne dans l’incohérence.

Méconnaissance de la topographie de Perpignan

Si la terre est ronde, le sol n’est lui pas plat. C’est très vrai dans le cas du vieux Perpignan.
Une rapide recherche sur Interne nous apprends que l’IGN est l’héritier d’un organisme royal, le Dépôt de la Guerre, créé en 1688 par Louvois, ministre de la Guerre de Louis XIV.
Plus de trois siècles après sa fondation, il paraît peu probable que l’IGN n’ait pas réalisé une carte topographique de Perpignan. Et il est encore plus improbable que les services techniques de la mairie et le bureau d’études qui a réalisé le projet n’ait pas connaissance de cette carte.
Pourtant la topographie est totalement ignorée dans ce projet.

Par exemple le parvis de l’ancienne université aura un dénivelé de près de 1,5 mètres et sa pente est perpendiculaire à la façade de l’édifice.
D’un point de vue esthétique c’est un choix assez inédit et d’un point de vue usage c’est un choix contre productif.
De la même manière les aménagements autour de la rue Jacques Dugommier ne semblent pas intégrer de façon sérieuse les problèmes de dénivelé que pose cette rue.

Une carte n’est qu’une représentation du réel, les promoteurs de cette révision semblent l’avoir oublié. L’urbanisme nécessite aussi des visites de terrain.

Violence sociale

Depuis 2014 la municipalité a rasé plus de 80 parcelles dans le centre ancien, dont une vingtaine classée en catégorie 5bis.
Ce fait montre à lui seul le peu d’égard que porte la municipalité au respect du cadre légal que pose le PSMV actuel.
Mais il montre surtout le peu d’importance que la municipalité porte à l’avis de la population, notamment du quartier Saint-Jacques, où la majorité des démolitions ont eu lieu.

En juillet 2018 près de 200 personnes se sont physiquement opposées à la démolition de l’îlot Puig. Perpignan est alors passée très près d’une émeute urbaine, dans un quartier qui a le souvenir de celles de 2005.
Or cet îlot est promis à la démolition dans le projet de révision. Et aucune mesure d’apaisement n’a pour l’heure été mise en œuvre.
Le déplacement d’une ruelle à cet endroit vaut-il une émeute urbaine ?

L’agrandissement de la place rue Côte Saint-Sauveur doit être réalisé par la démolition d’un îlot bordant la rue Rigaud et la rue de la Lune.
Les habitants de cet îlot n’ont pas été informés du projet (cf la réunion publique de l’ASPAHR du lundi 25 mars et un courrier mis en ligne sur le site de la préfecture daté du 26 mars).
La politesse la plus élémentaire voudrait que l’on informe les gens avant d’envoyer un bulldozer raser leur maison.

Ce projet de révision montre le mépris de la municipalité en place vis-à-vis des habitants, notamment des plus fragiles, et sa mise en application ne peut se faire sans une violence sociale qui provoquera de nombres troubles.

L’OAP 8 commence par une citation de Shakespeare « What is the city but the people ? ».
Clairement les personnes à l’origine de cette révision n’ont pas de réponse à cette question.

En conclusion

La version actuellement en vigueur du PSMV est le fruit d’un travail de plus de 10 ans. En comparaison la révision actuelle semble être un travail bâclé, fait à la va-vite, dans le seul but de permettre la réalisation de projets de rénovation urbaine.
La course aux crédits d’État est lancée et il faut dépenser les 100 millions d’Euros promis par le NPNRU coûte que coûte.
Tous les problèmes soulevés ici montrent la précipitation, l’amateurisme et l’absence sérieuse de prise en considération du patrimoine et, surtout, des habitants de Perpignan.
En conclusion, je vous invite, monsieur le commissaire-enquêteur, à donner un avis défavorable à ce projet de révision du PSMV.

dimanche 9 décembre 2018

Marche pour le climat : 1200 personnes à Perpignan

Le samedi 8 décembre 2018, plus de 1200 personnes se sont réunies à Perpignan pour participer à la Marche pour le Climat.
Le but de cette marche est de rappeler l’urgence climatique et d’inciter les gouvernants à agir.

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lundi 5 novembre 2018

Nous voulons des coquelicots

Le vendredi 2 novembre, à 18h30, une vingtaine de personnes s’est réunie devant la mairie de Perpignan pour dénoncer l’usage des pesticides.
Ce rassemblement a eu lieu en réponse à l’appel du mouvement « Nous voulons des coquelicots ».

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dimanche 14 octobre 2018

300 personnes pour le climat à Perpignan

La matinée du samedi 13 octobre 2018 a été marquée par deux événements en lien avec la lutte contre le changement climatique.

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dimanche 9 septembre 2018

Vélorution à Perpignan pour le climat

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Samedi 8 septembre, à l’appel de vélo en Têt et d’Alternatiba 66, une vélorution a eu lieu à Perpignan.
Plus d’une centaine de personnes s’est déplacé pour montrer l’importance de la lutte pour le climat et s’opposer au projet du gazoduc entre la France et l’Espagne.
Près de 80 cyclistes ont participé à la vélorution qui a fait le tour du centre-ville, en passant par la gare.

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mardi 19 juin 2018

Nou-S Perpignan lance son appel

Le samedi 16 juin 2018, au pied de la statue de François Arago lançait un appel en vue de bâtir un projet démocratique, social, solidaire et écologique pour Perpignan.

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jeudi 17 mai 2018

Le Bus EMIN pour le revenu minimum à Perpignan

Parti de Bruxelles pour un grand tour d’Europe, et de retour d’Espagne un bus européen EMIN est passé le 14 mai à Perpignan.

Ce fut l’occasion d’une journée associative, musicale et de débats citoyens.

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mardi 10 avril 2018

Gazoduc STEP : un bilan complaisant après une fausse concertation

Le Collectif contre le projet de gazoduc transfrontalier communique.

 

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mercredi 4 avril 2018

Respiraction à Perpignan

Le mercredi 4 avril 2018, à l’appel des associations Alternatiba66 et Vélo en Têt, près d’une quarantaine de militants s’est réunie devant le collège Macé pour une respiraction.

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dimanche 1 avril 2018

Alternatiba66 et Vélo en Têt organisent une Respiraction !

Mercredi 4 avril 2018 à 11h30, pour dire non à la pollution atmosphérique. Il n’y a pas de fatalité. Dans ce but, la plateforme inter-associative porte de nombreuses propositions à inscrire dans les politiques publiques du Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) de la communauté urbaine de Perpignan, en cours de préparation. Organiser autrement les déplacements dans l’agglomération, pour répondre aux impératifs de santé publique et de préservation du climat, c’est possible.

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jeudi 29 mars 2018

Nous n’en poumons plus !

Les propositions pour le PCAET

Dans le cadre de la préparation du Plan Climat Énergie Air Territorial de Perpignan Méditerranée Métropole, les associations Alternatiba66 et Vélo en Têt se sont associées pour l’organiser des événements de sensibilisation du grand public.

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samedi 24 mars 2018

Des citoyens offrent un banc à la mairie de Perpignan

Déambulation festive avec un banc dans le centre-ville de Perpignan

Le samedi 24 mars 2018, un collectif d’associations et de citoyens a offert un banc à la mairie de Perpignan.
Le but de cet événement festif était d’alerter sur la situation à Perpignan, ville qui voit les bancs publics disparaître petit à petit.

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mardi 23 janvier 2018

Non au Midcat !

Lundi 22 janvier 2018 avait lieu l’avant-dernière réunion de concertation sur le projet de gazoduc qui doit traverser les Pyrénées-Orientales et l’Aude.
Le collectif « Non au gazoduc » était présent pour montrer son opposition.

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lundi 15 janvier 2018

Communiqué du collectif « Sauvons le Théâtre municipal de Perpignan »

Théâtre municipal de Perpignan : le maire doit renoncer à son projet !

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samedi 13 janvier 2018

Manifeste contre le gazoduc transfrontalier

Aude et Pyrénées Orientales-Décembre 2017/Janvier 2018

Le projet MidCat ressurgit sous un autre nom STEP (South Transit East Pyrénées), un autre format, et dans une concertation préalable précipitée portée par la société TIGF (Transports et Infrastructures Gaz France) pour en faciliter l’implantation, mais avec les mêmes objectifs. Un gazoduc d’interconnexion qui irait de la frontière espagnole jusqu’à Barbaira près de Carcassonne, en traversant le Roussillon et l’Aude. Une infrastructure au coût annoncé, de l’ordre de 290M€. Ce gazoduc est inscrit dans les projets d’intérêt commun (PIC) européens et de ce fait est éligible à d’importants financements publics européens.

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Tour Alternatiba 2018 : première réunion de préparation

Tour Alternatiba 2018
Tour Alternatiba 2018
Tour Alternatiba 2018, janv. 2018


Le samedi 22 septembre 2018, le Tour Alternatiba fera étape à Perpignan.
Ce sera l’occasion pour les acteurs de la Transition Citoyenne dans le département de se réunir pour un événement festif de grande ampleur.
Une première réunion aura lieu le 1 février à la Cyberbodega.

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jeudi 4 janvier 2018

Premier « apéro monnaie libre » à Perpignan

Le mercredi 10 janvier 2018 aura lieu le premier « apéro monnaie libre » à Perpignan. Cette rencontre se tiendra à la Cyberbodega, 26, rue de l’Avenir à partir de 19 h.

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mercredi 3 janvier 2018

Bancs publics à Perpignan : point d'étape

Depuis le printemps 2017 le collectif « Citoyennes Citoyens Solidaires » travaille sur la problématique des bancs publics à Perpignan.
Après une première opération de cartographie durant l’été, le collectif démarre l’année 2018 par la préparation d’une journée de débats et d’actions sur la thématique du « banc public en tant que dernier commun gratuit ».

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Vœux à l’adresse du Conseil Municipal de Perpignan

France Insoumise

Le groupe d’action de la France Insoumise « les Jours Heureux » nous communique ses vœux pour 2018.

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mardi 7 novembre 2017

Sauvons le Théâtre Municipal Jordi Pere Cerdà

Le dimanche 5 novembre 2017, le collectif « Sauvons le Théâtre Municipal Jordi Pere Cerdà » organisait une scène ouverte place de la République.

Voici un retour en image de cet après-midi dédié à la défense de la culture à Perpignan

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